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	<title>Le souveniriste &#187; Textes</title>
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	<description>Textes de Jacques</description>
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		<title>Mirage matinal</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Jan 2013 01:03:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Jacques]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes]]></category>

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		<description><![CDATA[Debout à la proue de mon île Timonier d&#8217;un navire immobile La marée qui déferle s&#8217;écartèle Sur l&#8217;étrave de roc Où se dorent des phoques. Plus loin le regard scrute, entre deux bleus distincts, une ligne imprécise que fatiguent la brume et la brise, Départ vers nos imaginaires lointains. Plus haut la voûte se disloque, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Debout à la proue de mon île<br />
Timonier d&rsquo;un navire immobile<br />
La marée qui déferle s&rsquo;écartèle<br />
Sur l&rsquo;étrave de roc<br />
Où se dorent des phoques.</p>
<p>Plus loin le regard scrute, entre deux bleus distincts,<br />
une ligne imprécise que fatiguent la brume et la brise,<br />
Départ vers nos imaginaires lointains.</p>
<p>Plus haut la voûte se disloque,<br />
Des cumulus gris-bleu                                                                   Processionnent majestueusement<br />
Vers le lever du roi.</p>
<p>Soudain le magicien embrase,<br />
En contre-plongée, les nuées avancées.<br />
Les feux de la rampe dessinent, en hologramme,<br />
Les fantômes des reines Mingan et Madeleine<br />
Vêtues de pourpre et de rose à la dentelle d&rsquo;or&#8230;<br />
                      Et toi tu dors</p>
]]></content:encoded>
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		<title>RECONNAISSANCE</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Jan 2013 01:24:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Jacques]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes]]></category>

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		<description><![CDATA[A l&#8217;intention de tous ceux et celles qui ont ouvert, à la jeunesse, les portes de la vie. Enseignants, éducateurs, instructeurs, entraîneurs&#8230; Sous la houle argentée qui plane sur vos têtes Couvent encore des trésors pour un bref avenir. Vous avez éclairé l&#8217;aveugle analphabète. Forgé la volonté des hommes à venir. Des milliers d&#8217;yeux inquiets, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>A l&rsquo;intention de tous ceux et celles qui ont ouvert, à la jeunesse, les portes<br />
de la vie. Enseignants, éducateurs, instructeurs, entraîneurs&#8230;</p>
<p>Sous la houle argentée qui plane sur vos têtes<br />
Couvent encore des trésors pour un bref avenir.<br />
Vous avez éclairé l&rsquo;aveugle analphabète.<br />
Forgé la volonté des hommes à venir.</p>
<p>Des milliers d&rsquo;yeux inquiets, dans les vôtres, ont cherché<br />
La force et la lumière qui leur était cachées.<br />
Vous avez distillé, presque à chaque seconde,<br />
La science et la beauté parmi les têtes blondes.</p>
<p>Jamais n&rsquo;avez dressé l&rsquo;austère discipline<br />
En obstacle au progrès de l&rsquo;enfance curieuse<br />
Mais plutôt, garde-fou du côté de l&rsquo;abîme,<br />
Lui avez épargné la chute périlleuse.</p>
<p>Plus grands que pharaons, que rois et empereurs,<br />
Plus haut que des clochers, mosquées, et tours d&rsquo;ivoire<br />
Vous avez édifié, compagnons bâtisseurs,<br />
À l&rsquo;ombre de la gloire, les temples du savoir. </p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Québec un Pays</title>
		<link>http://www.souveniriste.com/2010/01/22/quebec-un-pays/</link>
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		<pubDate>Fri, 22 Jan 2010 22:34:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Jacques]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes]]></category>

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		<description><![CDATA[I La bravoure de nos Pères Nous a préparé la terre Avec un supplément d&#8217;âme Nous rallumerons la flamme. De notre fraternité. II Pour que nul ne paralyse Nos lois et nos entreprises Qu&#8217;aucun maître nous bâillonne Nous enchaîne sans vergogne Vivons dans l&#8217;égalité. III Le jour se lève sur nos rêves La noirceur de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>I<br />
La bravoure de nos Pères<br />
Nous a préparé la terre<br />
Avec un supplément d&rsquo;âme<br />
Nous rallumerons la flamme.<br />
De notre fraternité.</p>
<p>II<br />
Pour que nul ne paralyse<br />
Nos lois et nos entreprises<br />
Qu&rsquo;aucun maître nous bâillonne<br />
Nous enchaîne sans vergogne<br />
Vivons dans l&rsquo;égalité.</p>
<p>III<br />
Le jour se lève sur nos rêves<br />
La noirceur de la nuit s&rsquo;achève<br />
Avec ardeur à la tâche<br />
Le Québec un Pays prend place<br />
Marchons vers la Liberté.</p>
<p>Jacques Fabre    22 janvier 2010</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Pays se lève</title>
		<link>http://www.souveniriste.com/2009/10/28/pays-se-leve/</link>
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		<pubDate>Thu, 29 Oct 2009 02:50:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Jacques]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes]]></category>

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		<description><![CDATA[Un jour le Pays que j&#8217;aime, s&#8217;était assoupi Dans les jardins de la reine, s&#8217;était endormi Rêvant sous un rouge érable qu&#8217;il faisait son nid. Réveillé par sa jeunesse, il s&#8217;est ressaisi Ah! mon dieu! que de paresse, faut sortir du lit Jugeant cela préférable, il est reparti. Maintenant à petits pas on sent qu&#8217;il [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Un jour le Pays que j&rsquo;aime, s&rsquo;était assoupi<br />
Dans les jardins de la reine, s&rsquo;était endormi<br />
Rêvant sous un rouge érable qu&rsquo;il faisait son nid.</p>
<p>Réveillé par sa jeunesse, il s&rsquo;est ressaisi<br />
Ah! mon dieu! que de paresse, faut sortir du lit<br />
Jugeant cela préférable, il est reparti.</p>
<p>Maintenant à petits pas on sent qu&rsquo;il revit<br />
Au petit trot il s&rsquo;en va avec ses amis<br />
Puis au galop il s&rsquo;emballe, fini les jours gris.</p>
<p>Le Québec &laquo;&nbsp;un Pays&nbsp;&raquo; ça marche! C&rsquo;est mon humble avis<br />
Avec ardeur à la tâche ce pays conquis<br />
Deviendra libre et enviable aux Nations-Unies.</p>
<p>Vive le beau Pays qu&rsquo;est notre Pays!</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Ma langue belle</title>
		<link>http://www.souveniriste.com/2007/03/11/ma-langue-belle/</link>
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		<pubDate>Sun, 11 Mar 2007 06:05:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes]]></category>

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		<description><![CDATA[Qu&#8217;ai-je fait de toi ma douce, ma suave? De tes généreuses mamelles Lecture et Écriture Tu m&#8217;as nourri d&#8217;un lait riche coulant en mes lèvres avides de Savoir. Tu m&#8217;abreuvais ainsi, maternelle, d&#8217;une eau pure entre mes dents Comme ruisselet en cascades mélodieuses sur les galets de la vallée. Et voilà que j&#8217;ai cru bon [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Qu&rsquo;ai-je fait de toi ma douce, ma suave?<br />
De tes généreuses mamelles Lecture et Écriture<br />
Tu m&rsquo;as nourri d&rsquo;un lait riche coulant en mes lèvres avides de Savoir.</p>
<p>Tu m&rsquo;abreuvais ainsi, maternelle, d&rsquo;une eau pure entre mes dents<br />
Comme ruisselet en cascades mélodieuses sur les galets de la vallée.</p>
<p>Et voilà que j&rsquo;ai cru bon de parer ta gorge paysanne<br />
De perles exotiques et de pierres prétentieuses.</p>
<p>Naïvement j&rsquo;ai voulu embellir ton corps<br />
Cuivré au soleil de nos juillets brûlants<br />
Et trempé comme acier dans nos janviers de givre.</p>
<p>En t&rsquo;attifant ainsi de pagnes colorés, de dentelles nordiques<br />
Et autres pacotilles j&rsquo;ai ridiculisé ta robe somptueuse.<br />
Elle n&rsquo;est plus qu&rsquo;un comique costume d&rsquo;arlequin<br />
Tel le manteau rapiécé de notre « SOL » magicien.</p>
<p>Maintenant que ferai-je? Toute prière est vaine<br />
Molière n&rsquo;y peut plus rien, retourné dans sa tombe!<br />
Don Quichotte non plus il est parti aussi.<br />
Cent un coups d&rsquo;épée dans le vent n&rsquo;abattrons les moulins à venin.<br />
À qui appartient-t-il alors de te défendre?<br />
La loi est anémique et le roi aux reliques.<br />
Ah! le roi, il est mort et morte aussi la reine</p>
<p>Un grand monarque est né. Il se nomme moi-même<br />
Il est un roi qui dort en chacun de soi. Vive toi! Vive moi!<br />
Il n&rsquo;est pas vêtu d&rsquo;or, de pourpre ni de soie, mais peut dire :<br />
« Je le veux » pour autant qu&rsquo;il y croit.</p>
<p>Il n&rsquo;appartient qu&rsquo;à moi de te faire survivre,<br />
T&rsquo;embellir et t&rsquo;aimer, te chanter te mieux dire.</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>CONTAGIEUSE LIBERTÉ</title>
		<link>http://www.souveniriste.com/2007/03/10/contagieuse-liberte/</link>
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		<pubDate>Sun, 11 Mar 2007 04:49:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes]]></category>

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		<description><![CDATA[Tant que nous n&#8217;aurons pas semé aux quatre vents, En nos terres fertiles des campagnes et des villes, De Hull à Blanc Sablon, de Val d&#8217;Or à Gaspé, Le bon grain souverain nos efforts seront vains pour nous émanciper. L&#8217;idée de liberté n&#8217;est pas idée d&#8217;un jour Que fredonne en passant un joyeux troubadour, Ni [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Tant que nous n&#8217;aurons pas semé aux quatre vents,<br />
En nos terres fertiles des campagnes et des villes,<br />
De Hull à Blanc Sablon, de Val d&#8217;Or à Gaspé,<br />
Le bon grain souverain nos efforts seront vains pour nous émanciper.</p>
<p>L&#8217;idée de liberté n&#8217;est pas idée d&#8217;un jour<br />
Que fredonne en passant un joyeux troubadour,<br />
Ni fumeuse pensée de secte illuminée,<br />
Non plus que pirouette de l&#8217;amuseur du roi;<br />
Trois petits tour et puis s&#8217;en va,<br />
Comme rires de clown qui se fondent en larmes.</p>
<p>C&#8217;est bien le cri puissant de l&#8217;enfant nouveau-né<br />
Qui respire et veut vivre quand la mère le délivre.<br />
Et c&#8217;est la lourde marche inscrite dans l&#8217;Histoire<br />
Dont les pas sonnent encore sur notre sol d&#8217;espoir.</p>
<p>Ces pionniers, ces pionnières ont enrichi nos terres<br />
De sueur et de sang. Ces pendus, ces brûlés,<br />
Ces glorieux patriotes, écrasés sous la botte.<br />
Laisserons-nous gaspiller si précieux héritage?<br />
Écouterons-nous longtemps ces oiseaux de malheur?<br />
Ces lugubres corbeaux qui distillent la peur.<br />
Les gazettes et les ondes qui endorment le monde?</p>
<p>Au nouveau millénaire, réveillons-nous mes frères!<br />
Le blé est mûr, la terre est dégelée et l&#8217;ivraie arraché.<br />
Sans nous laisser distraire par les chants de sirènes<br />
Des sondages savants, de beaux discours à droite,<br />
À gauche des grincements. Sans compter notre peine<br />
Rallions tous les rangs et marchons fièrement.</p>
<p>Beau Québec, tu vaux bien cette peine!</p>
<p>Par les rocs solides, montagnes Laurentides,<br />
Par l&#8217;immense toison du poumon boréal,<br />
Par les milliers de lacs qui retiennent les eaux<br />
D&#8217;où coulent les rivières nourricières<br />
Des mammifères marins dans le large estuaire<br />
Du Saint-Laurent géant.<br />
Par six millions d&#8217;humains qui, la main dans la main<br />
Et le regard braqué vers de beaux lendemains<br />
D&#8217;une voix unanime entonneront leur hymne<br />
Debout en un seul choeur au concert des Nations.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>NOM D&#8217;UN PAYS</title>
		<link>http://www.souveniriste.com/2007/03/10/nom-dun-pays/</link>
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		<pubDate>Sun, 11 Mar 2007 03:02:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes]]></category>

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		<description><![CDATA[Par très grand vent de poudrerie je chasse neige en plaines et monts N&#8217;en déplaise à Gilles notre ami car l&#8217;hiver ne sera plus mon Pays froid, figé transi. Je le veux vert et flamboyant. Mon pays, lui, sera printemps. Je ne serai plus l&#8217;épinette ployée sous le manteau blanc. Enfin je lèverai la tête, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Par très grand vent de poudrerie je chasse neige en plaines et monts<br />
N&#8217;en déplaise à Gilles notre ami car l&#8217;hiver ne sera plus mon<br />
Pays froid, figé transi. Je le veux vert et flamboyant.<br />
Mon pays, lui, sera printemps.</p>
<p>Je ne serai plus l&#8217;épinette ployée sous le manteau blanc.<br />
Enfin je lèverai la tête, digne comme les humbles gens.<br />
Je cultiverai mon propre lopin, mes arpents de neige repeints<br />
En vert, en jaune, couleur des blés, mon pays lui sera l&#8217;été.</p>
<p>Passe encore qu&#8217;il soit l&#8217;automne avec ses grands tableaux de maîtres<br />
D&#8217;érables, de bouleaux, de hêtres. Quand dans l&#8217;air frais déjà résonne,<br />
Aux célestes sentiers migratoires, le cri des oiseaux de passage qui<br />
déssinent dans leur sillage les grands&#8221;V&#8221; de vie, de victoire.<br />
Je sens aux battements de leurs ailes poindre  une liberté nouvelle.</p>
<p>Quand j&#8217;aurai fait craquer la glace qui me tenait fossilisé,<br />
Je reprendrai toute la place par mes ancêtres défrichée.<br />
Avec mes voisins partenaires, d&#8217;égal à égal, je vais échanger,<br />
Mon or, mon argent, mon fer et tous les bons fruits de mon verger.</p>
<p>Je ne serai plus méconnu mais reconnu du monde entier.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>JEUNE  MILITANT REPREND LA BARRE</title>
		<link>http://www.souveniriste.com/2007/03/10/jeune-militant-reprend-la-barre/</link>
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		<pubDate>Sun, 11 Mar 2007 01:52:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes]]></category>

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		<description><![CDATA[À quoi bon se donner la peine de vouloir encore naviguer À quoi bon rester capitaine, quartier-maître ou bien gabier. Les amiraux, les intendants croisent le fer et se déchirent Pour prendre le commandement lorsque dérive le navire. La boussole est devenue folle et les voiles claquent au vent. Il faudrait pourtant qu&#8217;on décolle des [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>À quoi bon se donner la peine de vouloir encore naviguer<br />
À quoi bon rester capitaine, quartier-maître ou bien gabier.</p>
<p>Les amiraux, les intendants croisent le fer et se déchirent<br />
Pour prendre le commandement lorsque dérive le navire.</p>
<p>La boussole est devenue folle et les voiles claquent au vent.<br />
Il faudrait pourtant qu&#8217;on décolle des sinistres sables mouvants</p>
<p>À quoi bon être capitaine, quartier-maître ou bien gabier.<br />
À quoi bon se donner la peine, quand l&#8217;équipage a déserté.</p>
<p>Les matelots dorment au chaud, sur le port &#8220;Hôtel du Commerce&#8221;<br />
Dans les bars dans les caboulots ça boit, ça danse et ça se berce.</p>
<p>À quoi bon être quartier-maître, capitaine ou bien gabier.<br />
À quoi bon être encore le maître d&#8217;un bâtiment abandonné.</p>
<p>Car la flibuste, les pirates sont à la barre du rafiot.<br />
Ils font voile avec ma frégate vers des repaires tropicaux.</p>
<p>Mousaillons! Tous à l&#8217;abordage! C&#8217;est vous qui serez maîtres à bord<br />
Jetez par-dessus l&#8217;bastingage, marins félons par-dessus bord.</p>
<p>Avec vous serai capitaine, quartier-maître ou simple gabier.<br />
Sera finie la quarantaine. Pavillon haut! Fleurdelisé.</p>
<p>Sur ma frégate souveraine mettrons cap vers la LIBERTÉ.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>SOUVERAINETÉ</title>
		<link>http://www.souveniriste.com/2007/03/10/souverainete/</link>
		<comments>http://www.souveniriste.com/2007/03/10/souverainete/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 11 Mar 2007 00:32:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes]]></category>

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		<description><![CDATA[SOUVERAINETÉ Souveraineté que nous avions, nous l&#8217;ont volée moult façons Comme vermine sous écorce, ils ont corrompu le négoce Qu&#8217;en bonne entente faisions avecque Premières Nations. Souveraineté que nous avions, nous l&#8217;ont volée fourbe façon Comme vers en pomme ont grugé, les fiers grands pins de nos forêts Les ont envoyés par les mers jusqu&#8217;en [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>                         SOUVERAINETÉ</p>
<p>Souveraineté que nous avions, nous l&#8217;ont volée moult façons</p>
<p>Comme vermine sous écorce, ils ont corrompu le négoce<br />
Qu&#8217;en bonne entente faisions avecque Premières Nations.<br />
Souveraineté que nous avions, nous l&#8217;ont volée fourbe façon</p>
<p>Comme vers en pomme ont grugé, les fiers grands pins de nos forêts<br />
Les ont envoyés par les mers jusqu&#8217;en royaume d&#8217;Angleterre.<br />
Ils en ont construit des navires qui dans fleuve revenus<br />
Un beau matin nous ont vaincus.<br />
Souveraineté que nous avions, nous l&#8217;ont volée par les canons.</p>
<p>Nous ont laissé, grande largesse nos dévotions, nos vins de messe,<br />
Mais notre blé l&#8217;ont empoché puis en caravelles cargé.<br />
Souveraineté que nous avions, nous l&#8217;ont volée à plein galions.</p>
<p>Avec leurs gros sabots de bois ils ont piétiné sur nos lois.<br />
Un noeud gordien nous tient au joug, ce noeud-là jamais ne dénoue.<br />
Il faut pour rompre l&#8217;attache sans hésiter prendre la hache<br />
Souveraineté que nous avions, l&#8217;ont volée par constitution.</p>
<p>Pour conclure, en langage contemporain:<br />
Nous, peuple de la Nation Québécoise, n&rsquo;avons pas à continuer de<br />
dépendre d&#8217;une constitution étrangère.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le pain chaud</title>
		<link>http://www.souveniriste.com/2006/02/25/le-pain-chaud/</link>
		<comments>http://www.souveniriste.com/2006/02/25/le-pain-chaud/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 25 Feb 2006 22:18:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes]]></category>

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		<description><![CDATA[&#8220;je me souviens&#8221; de celles et ceux qui ont travaillé à bâtir ce Pays et n&#8217;en verront pas la souveraineté. Le pain chaud Du geste auguste du semeur, ils ont dans les champs de la peur Emblavé sillons et labours de semences de paix et d&#8217;amour Ouvriers de la première heure peut-être jamais ne verront [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>&#8220;je me souviens&#8221; de celles et ceux qui ont travaillé à bâtir ce Pays et n&#8217;en verront pas la souveraineté.</em></p>
<p>                                             Le pain  chaud</p>
<p>Du geste auguste du semeur, ils ont dans les champs de la peur<br />
Emblavé  sillons et labours de semences de paix et d&rsquo;amour<br />
Ouvriers  de la première heure peut-être jamais ne verront<br />
Se lever la jeune moisson .</p>
<p>Les moissonneurs aux longues faux courbés sous le soleil chaud<br />
Ont couché le froment sur l&rsquo;herbe puis en faisceaux dressé les gerbes<br />
Ouvriers de la onzième heure, peut-être jamais ne verront<br />
Engranger la lourde moisson.</p>
<p>Des glaneuses plus tard sont venues  pour assembler de leurs mains nues<br />
Maigres épis mêlés de fleurs dans le champ du bonhomm&rsquo; sept heures<br />
Ouvrières de toutes les heures peut-être jamais ne verront<br />
Battre la chère moisson . </p>
<p>À la grande roue du meunier les porteurs d&rsquo;eau venus verser<br />
Leurs seaux pour animer la pierre qui broie le blé des vies entières<br />
Avec d&rsquo;autres venus de loin,  aux grandes ailes du moulin<br />
Ils sont passés en coup de vent et comme il advient trop souvent<br />
Ils ont soufflé tant qu&rsquo;ils ont pu mais n&rsquo;ont pas vu le grain moulu </p>
<p>       Des compagnons de tous les âges dans le pétrin avec courage<br />
     Brassèrent la pâte à pleine main mais ne seront plus là demain<br />
Pour voir le travail du levain .</p>
<p>Au fournil les boulangers toute la nuit des fagots ont brûlés<br />
Et bien avant le petit jour, sur la plaque chaude du four<br />
Du bout de leur long bâton ont aligné les blonds pâtons<br />
Artisans de la dernière heure, quand le soleil sera levé<br />
Ne verront pas  le pain doré .</p>
<p>Enfants de la terre promise lorsque la table sera mise<br />
Qu&rsquo;ensemble romprez le pain chaud<br />
Gardez-leur au moins un morceau!      </p>
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